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La question FORUM du mois

« Devant la baisse en français du niveau scolaire,

faut-il une réforme de l'orthographe ? " Bas de page : vos réations

Correction automatique et langage SMS feraient ils oublier aux enfants la bonne pratique de l’orthographe? Le résultat de l’enquête que publie l’Éducation nationale donne quelques éléments de réponse, en mettant en évidence une hausse significative du nombre moyen de fautes d’orthographe chez les élèves de CM2, celui-ci s’élevant, en 2007, à 14,7 pour une dictée d’une dizaine de lignes. Ce chiffre éloquent l’est d’autant plus qu’il est le résultat d’une augmentation de 40 % depuis 20 ans, et tout particulièrement depuis les dix dernières années. En effet et pour la même dictée, les écoliers de 1987 totalisaient un nombre de 10,7 fautes commises en moyenne.

Bien que les difficultés restent les mêmes avec les erreurs grammaticales en tête, celles-ci ont pris leur envolée et représentent désormais deux sur trois fautes faites. Ainsi, ils ne sont qu’un élève sur deux à avoir correctement su accorder le participe passé dans cette phrase de circonstance "Les gamins se sont certainement perdus."

Le ministre de l'Education opposé à une réforme de l'orthographe

Le ministre de l'Education nationale Luc Chatel s'est déclaré défavorable à une réforme de l'orthographe dimanche lors de l'émission le grand jury organisée conjointement par RTL/Le Figaro/LCI.

«Je ne suis pas favorable à une réforme de l'orthographe, ça fait partie de notre culture commune, nous avons d'ailleurs fait le choix dans le cadre de la réforme du primaire et du socle commun de miser sur la maîtrise de la langue française et dans ce cadre sur l'orthographe, je crois qu'il y a d'autres priorités» a répondu le ministre, interrogé sur la simplification de l'orthographe proposée par le journaliste François de Closets et auteur récemment de "Zéro faute : L'orthographe, une passion française".

Les étudiants vont devoir renouer avec la dictée

Des milliers d’élèves de différents campus bénéficient cette année de cours d’orthographe. Une nécessité car les recruteurs apprécient peu les fautes des diplômés…

Ils boycottent les cédilles, le pluriel des adjectifs, les accents, la ponctuation, les traits d’union, les exceptions… Ils écrivent une copie d’examen comme ils rédigent un SMS. Et pourtant, ces nuls en orthographe qui appartiennent à la génération textos ou Facebook décrochent leur bac avec mention et font des études supérieures pour devenir médecin, sociologue ou chimiste. De plus en plus de jeunes inscrits à l’université ou dans les grandes écoles, même très brillants, ne maîtrisent pas les subtilités de la langue de Molière. Plus inquiétant, ces étudiants s’en moquent totalement.
Les directeurs d’établissement et les professeurs, à l’image des recruteurs qui font désormais de l’orthographe un critère de sélection, tirent la sonnette d’alarme. Et n’hésitent plus aujourd’hui, dans l’enseignement supérieur, à proposer des remèdes pour soigner les milliers de collectionneurs d’erreurs avant qu’ils ne soient diplômés, avant qu’il ne soit trop tard. Les élèves d’une trentaine d’IUT (instituts universitaires de technologie) vont ainsi, dès jeudi, tenter de dompter les pièges du français grâce à un logiciel révolutionnaire.

 



Liliane Lurçat, directrice de recherche honoraire au CNRS, en octobre 2002.
Liliane Lurçat, directrice de recherche honoraire au CNRS, en octobre 2002. Crédits photo : AFP

INTERVIEW - Pour Liliane Lurçat, spécialiste de la psychologie de l'enfant, l'ordinateur trouble l'apprentissage de l'écriture

.«C'est en écrivant qu'un enfant enregistre»

Depuis quarante ans, les travaux de Liliane Lurçat, directrice de recherches honoraire en psychologie de l'enfant au CNRS, s'intéressent au lien entre lecture et écriture et au danger des écrans sur le cerveau des plus jeunes.

LE FIGARO. - Vous êtes très réticente quant à l'introduction des ordinateurs à l'école. Pourquoi ?
Liliane LURÇAT. - Il faut distinguer différentes étapes suivant l'âge des enfants. Mais l'ordinateur trouble l'apprentissage de l'écriture. Celui-ci se fait par le lien entre le geste et le centre du langage dans le cerveau. Il nécessite une posture spécifique pour libérer le tronc, qui entraîne ensuite la main. L'apprentissage du geste se fait à la maternelle. L'écriture en script, par exemple, est à bannir car elle crée une discontinuité qui trouble la perception des mots. Ensuite, à l'école primaire, le geste devient peu à peu porteur à la fois de forme et de sens. Le processus s'achève en début de collège avec l'acquisition de la rapidité. Malheureusement, on a abandonné la pédagogie systématique du geste. On a fabriqué des dysgraphiques, à l'écriture illisible.

Mais si l'on introduit l'ordinateur au collège, le problème est-il le même ?
Les enfants d'aujourd'hui, justement parce qu'ils sont victimes d'une carence dans l'apprentissage premier, sont moins aptes à passer à l'ordinateur. En effet, c'est au collège que se révèlent les problèmes de dysgraphie accumulés à l'école primaire. Ce n'est pas parce qu'ils savent jouer avec l'ordinateur qu'ils peuvent le maîtriser. Dans l'apprentissage normal, le dessin, la trajectoire, la rapidité et l'orthographe sont automatisés. Seul le contenu sémantique ne l'est pas. C'est en écrivant qu'un élève enregistre et accède au sens. Si ces automatismes ne sont pas acquis, il ne peut y avoir de maîtrise du sens. Et il ne peut y avoir de mémorisation.

D'où vient cette destruction de la pédagogie de l'écriture ?
J'ai vu aux États-Unis, en 1967, les débuts de l'introduction des claviers à l'école. Il y avait des enfants qui refusaient tout simplement d'apprendre à écrire avec un stylo. D'autres le faisaient, mais allongés par terre, dans des postures impossibles. L'Institut national de la recherche pédagogique a ensuite introduit en France cette idéologie de l'écriture-dessin. Un jour, une institutrice à qui je conseillais d'accompagner le geste des élèves me répondit qu'il était « fasciste de leur tenir la main pour leur donner un modèle ». Tout était dit.

 

 

Les piètres résultats des élèves en dictée relancent la querelle séculaire entre ceux qui veulent rapprocher l'écrit de l'oral et les puristes qui brandissent l'argument de la sauvegarde du français. Même les modestes rectifications adoptées par l'Académie française en 1990 sont restées lettre morte. Et l'enseignement n'évolue pas plus. France, ton orthographe fout le camp! Voilà le triste constat du collectif Sauver les lettres. Selon l'enquête menée par ces professeurs à la rentrée 2004, un élève de seconde sur trois est incapable d'écrire sans faire moins de deux fautes par ligne. Et 56% d'entre eux auraient écopé d'un zéro pointé à la dictée du brevet de 1988. A la fac, ce n'est pas mieux. Exemple, cette copie d'un étudiant de première année de lettres classiques à Toulouse: «Le Dieu Arès est née des amours conflictuel d'Héra et de Zeus, dans un climat parentale tendue. Arès, qui représente la guerre cruel et istérique serra blaissé à l'épaule!»

Pauvres élèves: à leur décharge, il faut bien reconnaître que la langue française est un pur bonheur pour les amateurs de chausse-trap(p) es, de singularités, d'anomalies et autres adeptes de la dictée de Bernard Pivot. Quant aux collectionneurs de fossiles sémantiques, ils se régalent. «L'histoire et l'étymologie se dessinent derrière notre langue», explique le linguiste Alain Bentolila. Une étude publiée en 2003 par le British Journal of Psychology a testé le niveau de connaissance orthographique des enfants de cours préparatoire dans plusieurs pays d'Europe. Chacun a dû écrire, dans sa langue maternelle, des mots courants comme «heure», «voir», «air», «femme», «vent», «idée» et «monsieur». Les petits Grecs, Finlandais, Italiens, Espagnols, Allemands, Norvégiens, Suédois et Néerlandais ont tous commis moins de 10% d'erreurs. Leurs camarades français ont fait beaucoup moins bien: 21% de fautes. Mieux, tout de même, que les Portugais (26%), les Danois (30%) et les Britanniques (66%).Faut-il pour autant simplifier l'orthographe? Voilà des siècles que les Français s'étripent sur le sujet. «La querelle des Anciens et des Modernes a opposé, dès les débuts de l'Académie française, en 1635, ceux qui ne voulaient pas la modifier parce que sa connaissance permet de distinguer ?les honnêtes hommes des simples femmes et des enfants? et ceux qui souhaitaient rapprocher l'écrit de l'oral, raconte la linguiste Liliane Sprenger-Charolles. Dans ce dernier camp, on trouve des hommes de lettres tels que Corneille et Littré.» Voltaire aussi, qui disait: «L'écriture est la peinture de la voix: plus elle est ressemblante, meilleure elle est.»

Dernière tentative en date de simplification de l'orthographe, les modestes rectifications - facultatives au demeurant - qu'a acceptées l'Académie en 1990 sont restées lettre morte. Le nénufar, l'ognon et le portemonnaie ont fait sauter les puristes au plafond, comme la suppression des accents circonflexes sur les lettres «i» et «u». «La relation à l'orthographe est émotionnelle, car elle fait partie de la culture, analyse Monika Keller, professeur de français dans le Bade-Wurtemberg, qui a consacré sa thèse aux essais de réforme de l'orthographe française. D'accord, elle est trop compliquée, mais, quand il s'agit d'écrire tel ou tel mot autrement, on se dit que ce n'est tout de même pas possible!»

  • Bentolila : «La grammaire est la clarté de la pensée»

  • Pour le linguiste, un allègement des règles céderait à la démagogie.

    Spécialiste de l'apprentissage du vocabulaire et de la grammaire, Alain Bentolila est l'auteur du Verbe contre la barbarie.

    LE FIGARO - Que pensez-vous de l'appel lancé par François de Closets pour une simplification de l'orthographe ?
    Alain BENTOLILA - Il est dommage que pour des raisons démagogiques, quelqu'un comme lui se lance dans ce combat. Il faut au préalable distinguer orthographe usuelle et orthographe grammaticale. Tout le monde parle de simplifier l'orthographe, mais ce faisant, on mélange tout. Il est hors de question de simplifier la grammaire, car elle traduit la façon de penser la langue. Accorder des participes, conjuguer correctement un verbe sont des processus fondamentaux. Ils donnent à voir que tel verbe va avec tel sujet, que c'est bien celui-ci qui agit et non un autre, qu'un pronom est d'un genre particulier parce qu'il se rapporte à tel nom, que « laquelle » renvoie à Sophie et non à « Pierre ». Celui qui ne maîtrise pas ça ne parvient pas à structurer le monde et ses catégories. Ce qui transparaît à travers l'orthographe grammaticale est la clarté de la pensée. On ne simplifie pas la puissance de la pensée mise en mots.

    François de Closets parle de l'injustice qui frappe ceux qui ne sont pas doués d'une bonne mémoire visuelle.
    C'est une bêtise. Simplifier l'orthographe usuelle, la façon dont s'écrivent les mots, c'est rêver d'une coïncidence parfaite entre le son et la lettre. Cette correspondance est déjà de 85 % dans la langue française (elle est de 95 % en espagnol ou en italien et de 60 % en anglais). Il existe une façon de faire correspondre parfaitement la lettre et le son : c'est d'employer l'alphabet phonétique international. Mais ça ne garantit nullement que l'on comprenne ce que l'on retranscrit.

    Quel est l'enjeu d'une réforme ?
    L'écriture est la sagesse de la langue, elle est ce qui transcende le temps, ce qui permet de transmettre à des siècles d'intervalle, de lier les générations et les cultures. Il faut que toute variation de l'orthographe soit une variation apaisée et détachée de l'oral.

 

L'impossible réforme de l'orthographe Par Jean Huchet, jeudi 26 mars 2009

Le débat sur l’orthographe revient régulièrement sur le tapis. La querelle des Anciens et des Modernes oppose depuis des lustres, d’un côté les tenants de l’orthodoxie pour lesquels il faut défendre au pied de la lettre notre chère grammaire, nos saintes règles et la rigueur orthographique et, de l’autre côté, les pragmatiques qui plaident pour une simplification du français écrit.

En réalité, plusieurs débats se superposent derrière cette empoignade dont la mèche est souvent allumée, fort justement, par les difficultés des enseignants et des élèves face au cours de français. J’identifie au moins trois duos/duels qu’il faut impérativement situer dans une perspective historique : langue écrite/langue parlée, langue figée/langue vivante, langue "pure"/langue "pervertie".

Langue écrite/langue parlée. Le français châtié, tel qu’on l’écrit avec plus ou moins de bonheur, n’est pas celui que l’on parle. Et cela ne date pas d’aujourd’hui. Jusqu’au XXe siècle, le français n’était pas la langue vernaculaire de la majorité des Français. Il y avait les langues régionales, les parlers régionaux (appelés patois) qui sont encore pratiqués, en concurrence avec le français. Il faut y ajouter les argots, les nouveaux langages des banlieues ou ceux des jeunes. Le français parlé actuel - il faudrait dire les français parlés - est l’héritier de ces différentes traditions linguistiques.
Nombre de scolaires découvrent le français écrit à l’école et doivent l’apprendre, avec ses codes et ses règles compliquées, mais dont ils n’ont pas forcément l’usage au quotidien. L’orthographe de beaucoup de mots ne se comprend qu’à la lumière de leurs racines grecques, latines ou germaniques. La grammaire, la syntaxe obéissent à des règles logiques proches des mathématiques. Le génie de cette langue repose sur ce socle. Comment y toucher sans la dénaturer ? En revanche, de doctes savants ont ajouté au fil du temps de nouvelles strates de vocabulaire et de règles grammaticales inutiles, qui ont compliqué la langue sans vraiment lui apporter un supplément d’âme. Il y a du dépoussiérage à faire.

Langue figée/langue vivante. Depuis ses premiers pas écrits au IXe siècle, la langue romane, puis française, a subi une évolution constante. Souvent, ce fut l’usage quotidien qui engendra les changements. À notre époque, il en va encore ainsi. Des mots naissent, des orthographes apparaissent, des tournures nouvelles sont créées spontanément par la population. Ce qu’elle adopte dans la durée finit par être entériné officiellement. Le sens inverse fonctionne plus mal : les instances officielles ont beau décréter ce qu’il faut dire, cela reste lettre morte. C’est l’usage général qui tranche. C’est le signe d’une langue qui vit. Il ne faut donc rien figer définitivement. Sinon, on risque de creuser l’écart entre langue officielle et langue usuelle. On connaît déjà la fin de l'histoire : le roman, ancêtre du français, n'est rien d’autre que du latin de cuisine pratiqué usuellement par le peuple, à côté d’un latin savant figé dans les grimoires et parmi les élites. Mais tout est affaire de nuance : jusqu’où l’usage a-t-il raison ?

Langue pure/pervertie. Une langue pure n’existe pas. Le français est né à partir des influences latine, grecque, germanique, celte, espagnole, italienne, arabe, anglaise, etc. Sait-on que le vocabulaire anglais contient des milliers de mots d'origine française ? Les échanges, le dialogue enrichissent les peuples, y compris leurs langues. Rien de choquant aux emprunts sauf quand ils sont ridicules. Pourquoi utiliser un mot anglais quand l’équivalent français existe et est d’usage ?

Alors réformer ? Pas si simple mais nécessaire. Mais peut-être que la bonne question n’est pas là. Avant de réformer, sommes-nous d’accord sur ce qu’il faut enseigner ?

 

VOS REACTIONS sur info@humactions.org

Les enfants ne savent plus écrire, premièrement parce qu'ils ne lisent plus, le multimédia, le téléviseur...prenant tout leur loisirs. On voit qu'écrire embête les jeunes, c'est justement parce qu'il y a tant de technologies dans leur environnement qu'il faut à tout prix ne pas laisser notre langue dévoyer aussi rapidement, il est simple d'agir ; davantage d'heures de Français (qui est tout de même notre langue), davantage de rigueur, pour ne pas qu'on se retrouve un beau matin dans le soir "des pourquoi n'avons-nous pas vu venir ?" ghislainhammer


DEPUIS LA FIN DE LA GUERREDepuis ,la fin de la guerre, on a changé 3 fois de monnaie, changé en partie le code civil, voteé des milliers de lois en parties jamais appliqué, MAIS de quand date la dernière réforme de l'horthographe ? Julien - étudiant Nice

Les ministres de léducation de gauche sont trop timorés pour réformer, ceux de droite trops abrupts pour les faire accepter, à quand des réformes en profondeurs mais en concertation avec l'Education Nationale.Carine 32 ans enseignante Mougins

L'abaissement du niveau d'horthographe,c'est un phénomène qui existe, et sa simple existence est assez affligeante sur le niveau culturel des jeunes (y compris pour les enseignants intellectuellement exigeants qui sont confrontés à cette médiocrité, et qui en souffrent), je suis d'accord, même si j'ai l'impression que c'est peut-être dommage pour une réforme modérée de l'horthographe.. SM - Cannes

J'avoue que je ne comprends pas cette volonté systématique de réformer l'orthographe.
Pour quelle raison et dans quel but le faire? Cela m'échappe totalement.
Il est évident, vieux comme le monde aussi, que le langage oral diffère parfois profondément de l'écrit. En quoi cela est-il génant?
L'écrit est un code qui a ses lois et ses méthodes: faut-il y renoncer parce que certains se sentent génés par cela?
Mais alors pourquoi ne pas proposer aussi que deux et deux ne fassent plus quatre mais autre chose, le tout au gré de chacun?
Résolument contre la réforme qui ferait ma langue moins belle et moins intéressante à coup sûr. AL - Mougins

Pour finir une réforme simplificatrice n'a qu'un but: dégraisser davantage le corps professoral.
Donc NON et NON, aucune réforme mais en revanche beaucoup plus de professeurs pour intervenir efficacement auprès des apprenants, adultes comme enfants.
Et OUI à l'effort intellectuel.JM

De plus l'orthographe est selon moi également une affaire de mémorisation des mots: si une simplification devait survenir et s'imposer, ça ne changera rien à l'effort requis de mémorisation de ce mot fixé comme norme (je connais des gens qui ont une orthographe effroyable qui écrivent chacun différemment le même mot simplifié par leurs soins...)SDK

J'ai bien peur qu'en s'engageant dans une réforme de l'orthographe en vue de la simplifier, il s'agisse davantage de se prosterner devant les pressions "aplatissantes" des médias de communication informatique plutôt que d'apporter les correctifs appropriés à certains dérapages abusifs ponctuels qu'a encaissés le français. PP - Grasse

La tentation est sournoise. Toutes les langues, y compris l'anglais, sont soumises à cette impitoyable pression pour niveler par le bas. C'est comme s'il fallait à tout prix aplanir difficultés techniques, caractères distinctifs, particularités régionales, usages pittoresques mais combien évocateurs. Finalement, on y perd tous. On perd non seulement un moyen d'expression, mais aussi un outil à penser.

 

Merci encore et pardon du retard, mais je n'arrive pas toujours à suivre.MN

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